Patronyme GREUET

GREUET est un diminutif par suffixation de GREUE

 

À noter l’existence d’un matronyme[1] concernant un personnage imaginaire de Picardie (Thiérache) Marie GREUETTE ou GRUHETTE ou GRUHÈTE

qui attire dans les eaux (rivières, étangs) les imprudents qui s’approchent des bords.

 

Le mot GREUE a plusieurs sens en picard, mais ils ont quand même en commun de désigner une « chose » qui a des dents, des ongles,… donc crochue, griffue

 

GREUE (ongle) d’abord le nom, mais aussi le verbe GREUER (griffer)

 

GREUET  l’outil de jardinage à trois ou quatre dents pour préparer la terre, mais aussi arracher les pommes de terre, cultiver le sol.

 

GREUET croc emmanché avec lequel on retire le fumier des étables, écuries

 

GREUET croc des puits destiné à rattraper les seaux tombés au fond des puits (on dit aussi leup ou cat)

 

SIGNIFICATIONS

Il semblerait que deux interprétations puissent être données, quant à l’origine du nom, qui ne s’excluraient pas forcément d’ailleurs :

-  celui qui utilisait cet outil, donc origine agricole

-  celui ou celle qui avait, au physique ou au moral, une attitude agressive : « qui s’y frotte s’y pique » !

-  plus improbable celui qui fabriquait cet outil et d’autres de culture ou de jardinage

 

On peut le rapprocher de son quasi synonyme CROC.

Les noms propres ont commencé à se former à partir du Xème  siècle et ont subi des modifications durant les siècles qui ont suivi, comme les noms de lieux aussi d’ailleurs qu’on appelle TOPONYMES

 J.P. Semblat

 


 

[1] Nom donné par la mère.

Grand prix de la nouvelle en picard

image006-prixnouvelleLa langue picarde ne cesse de s’affirmer comme un des éléments incontournables de l’identité régionale. Reconnue depuis 1999 comme l’une des langues de France, elle est soutenue depuis janvier 2000 par le département Langue et Culture de Picardie de l’office culturel régional ! La langue picarde vit et se met au goût du jour par le biais d’événements culturels régionaux comme ici à Péronne par le grand prix de la nouvelle en Picard.
L’objectif de cette initiative est de susciter une dynamique de création dans la domaine de la littérature de langue Picarde en favorisant la qualité des écrits et en confrontant les auteurs issus de l’Aisne, de la Somme, de l’Oise mais aussi du Pas de Calais et de Belgique…
Le grand prix de la nouvelle en Picard est soutenu par le Conseil Régional de Picardie, il est réalisé grâce aux partenaires que sont Tertous Gadrus, l’Union Tertous, la ville de Péronne, l’Historial de la Grande Guerre et France Bleu Picardie.
Cette troisième édition se déroulera parallèlement au salon du livre le 26 janvier 2008.
Dès 9 heures dans une salle de l’Historial les visiteurs pourront admirer une exposition intitulée «‚Chés bindes à dessins in picard » elle est réalisée par Jean Luc Vigneux, traducteur d’Asterix et de Tintin en picard pour langue et culture de Picardie.
Vers 16 heures, toujours à l’Historial des lectures publiques seront organisées sur des textes en picard ayant pour thème la Première Guerre mondiale à l’occasion du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918.
Enfin, la proclamation des résultats et la remise des prix de la meilleure nouvelle en picard se feront à l’espace Mac Orlan au salon du livre vers 18 heures.
La nouvelle est un texte court et précis (de 5 à 6 pages) qui exprime des faits, des sentiments et où le lecteur doit trouver uniquement dans les dernières lignes la conclusion l’aboutissement ou la raison de ces faits.
Depuis 2006 que ce prix a été créé de nombreuses nouvelles sont proposées au jury (20 la première année, 30 la seconde et 40 en 2008). Le thème n’est pas imposé, et la rédaction se fait en picard bien évidemment.. Avis aux amateurs pour l’année prochaine !