Annonce de l’article de l’Aisne Nouvelle de ce samedi PARLONS PICARD

« Cot codaque ! ». Canchon éd glain-ne qu’alle a pondu ein u ; continte ? alle fat asavoér à chés cos ! Alle pond 13 us, pis ércminche. Chés pouilles d’achteure éne savtent pus porquo qu’alles pon-ntent. Chés cayen-nes pététe écore ! Pis cha s’met à gloucher « glouc, glouc ! » ; Etnir éch nichot, meume qu’en yeus inyeuve leus us au fil à mésure.
Alorse, en yeus arringe ein-ne cagette aveuc d’élle palle, y plache 13 us, propes, pos viux ; seur i feut qu’i n’euche ein co. En prind Mme Cayen-ne, en l’aniche édsur ; normalemint a n’dit érien, a s’torton-ne por bin matte chés us in plache. Qu’alle s’éyeuve, n’tient pos, ein-ne eute cagette à l’invers audzeur ; normalemint él lin-neman alle tient. Dés us éd glain-nes : 21 jurs, éd kénards : 25, d’aison : 28, barbaries : 35…glain-nes-anichees

Annonce de la soirée Fabliaux et Fables en Picardie Beauvais Dimanche 22 mars

Soirée contes et légendes de Picardie

Dimanche 22 mars 2009 à 17 heures

Salle de VOISINLIEU rue de Paris  60000 BEAUVAIS

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Nous vous invitons à venir découvrir le charme de la Picardie à travers ces contes et fables.

Participation : 10 € par personne

Nombre de personnes : — X 10 € = _____________  Chèque d’inscription à adresser

à Mme Ghislaine DUPUY Boite 6 Cidex 282  60408 GUIGNECOURT    ( 03 44 79 11 28

La Contre-Académie des Lafleur

La Contre-Académie des Lafleur s’est réunie ce vendredi 20 mars 2009 entre 18 h 30 et le samedi 21 mars de la même année à 1 h 15 du matin, autour d’une marmitonnée de gaufres

[Pendant ce temps, l'Académie des Lafleur tenait sa réunion « schismatogène » à Ault-Onival (Somme)].


Les votes s’effectuent, selon la tradition avec des noix et des noisettes : une noix valant 2 noisettes !

Après l’énoncé par chacun de sa ou ses propositions de nominés ou de recalés de la cause picarde, la votation a eu lieu :


Ont été nommés pour le Contre-Lafleur éd chuque 2009 dans l’ordre :

·      l’Aisne-Nouvelle, pour sa nouvelle chronique régulière en langue picarde, L’Aisne-Nouvelle (9 noix, 7 noisettes : 25).

·      Christian Coulombel (Oise)  qui a permis la renaissance de la cornemuse picarde (pipasso) par l’intallation de cours réguliers au conservatoire de Beauvais, (7 noix, 9 noisettes : 23),

·       et le Lycée agricole de la Thiérache pour son travail de perpétuation du patrimoine vivant local. Le Lycée agricole de la Thiérache (5 noix, 9 noisettes :19)

 

Ont été nommés et ont obtenu pour le Contre-Lafleur éd bren 2009 dans l’ordre :

·      La Commission Balladur pour ses oeuvres , (10 noix et 7 noisettes : 27)

·      Olivier Engelaere de l’Agence pour le picard, pour ses oublis, notamment concernant le prix de littérature picarde, (4 noix et 5 noisettes : 13),

·      L’inspectrice départementale de l’Education nationale de Saint-Quentin I, Chantal Vasselet pour son opposition à ce que les équipes placées sous son autorité puissent intégrer, si peu soit-il, de picard dans leurs projets (même en maternelle) (1 bouchon de bouteille de cidre – bulletin annulé – 2 noix, 7 noisettes : 11),


*Le Lafleur de Chuque est bien sûr très positif

*Le Lafleur de bren, quant à lui, marque un désintérêt, un manque fort grave à la cause picarde ou encore une manière très personnelle de s’en servir !

 

 

 

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Un salon « Histoire et terroir » en avril à Clastres

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clastresLes organisateurs peaufinent les derniers préparatifs. Mémoire du canton de Saint-Simon et Généalogie Aisne se sont associées afin d’organiser leur premier salon, baptisé « Histoire et terroir », dans les locaux du pôle communautaire de Clastres les samedi 4 et dimanche 5 avril.

Une réunion de préparation a d’ailleurs eu lieu, dernièrement, dans une salle du pôle communautaire en présence de Sébastien Satori, président de Généalogie Aisne, Michel Lanco, secrétaire de Mémoire du canton et des membres des deux associations. Le programme complet des deux journées a été mis au point. Celles-ci débuteront par des rencontres dédicaces avec des auteurs locaux : Patrice Albertini, Angus (uniquement le dimanche), Jeanine Cotin, Anthony Eberlé, Jean-Jacques Gaudefroy, Marie-France Helaers (uniquement le samedi), Yann Kooly (uniquement le dimanche), Jean-Marie Lefevre, Corinne Ricouard, Jean-Pierre Semblat et Jean-Pierre Steckiewiez.

Vente de produits locaux

Des associations généalogiques et historiques seront également présentes. Citons pêle-mêle Généalogie Aisne (association axonaise historique et généalogique), Mémoire du canton (association historique consacrée au canton de St-Simon) et la Société académique de Saint-Quentin. Des ventes de produits locaux, d’ouvrages spécialisés, de cartes-postales, des expositions-ventes de tableaux réalisés par des peintres locaux seront également organisées. Des conférences seront enfin animées par M. Morion (Le

général Foy), M. Sebline (Charles Sébline) et M. Sartori (généalogie et monuments aux morts) le samedi à 18 heures et une initiation à la généalogie pour le jeune public aura lieu le dimanche de 10 h 30 à 11 h 30.

Concours de nouvelles avec les Ecriv’Aisne

maillet Dans le cadre du 500e anniversaire de l’hôtel de ville, Les Ecriv’Aisne ont décidé d’impliquer les Saint-Quentinois en leur proposant d’écrire une nouvelle. Les productions littéraires doivent parvenir à l’association avant le 30 avril prochain.

Un concours de nouvelles. C’est tout naturellement que l’association Les Ecriv’Aisne a pensé à organiser ce type de concours dans le cadre de la célébration du 500e anniversaire de l’hôtel de ville. « Nous avons d’une part une vocation culturelle et littéraire. Et nous avons remarqué d’autre part qu’il n’existait plus de manifestation de ce type à Saint-Quentin, explique Élisabeth Maillet, présidente des Ecriv’Aisne. Jean-Pierre Semblat a souhaité collaborer avec nous. Il y aura donc possibilité, pour celles et ceux qui le souhaitent, de rédiger leur texte en picard. »
Le concours est ouvert aux jeunes (élèves de primaire, des collèges et lycées) ainsi qu’aux adultes. La nouvelle, écrite en prose, débutera par la mention suivante : « Effervescence à l’Hôtel de ville de Saint-Quentin… ». « Dans un concours de nouvelles, il faut savoir que nous imposons soit le thème, soit le démarrage. Nous avons opté pour le second. Cet intitulé est très large et offre de multiples possibilités aux candidats. D’autant plus que le genre (historique, science-fiction, aventure, fantastique, romanesques, N.D.L.R.) sera libre. »
Le texte devra tenir sur quatre pages en format A4 et être adressé en cinq exemplaires anonymes à l’association. Et ce avant le 30 avril. Dès réception des copies, le jury – composé d’enseignants, d’auteurs et de membres de l’association – se les répartira et les examinera. Six prix en langue française et un autre en picard seront décernés aux lauréats ;

lesquels les recevront lors du Salon du livre le 10 octobre prochain. « Nous tiendrons compte de la construction du texte, de la qualité d’écriture, de l’originalité de la nouvelle, du sujet », glisse Élisabeth Maillet. Les nouvelles primées seront, par ailleurs, éditées par Les Ecriv’Aisne sous forme de recueil.
PRATIQUE :

Le règlement du concours vous sera adressé contre une enveloppe timbrée et vos coordonnées. Association Les Ecriv’Aisne, concours de la Nouvelle, 18/17 rue Boileau, 02 100 Saint-Quentin, lesecrivaisne@aliceadsl.fr.

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Auteur : Nasséra LOUNASSI
Article paru le : 9 mars 2009

L’entrevue – S.O.S. langues !

La Bretonne Rozenn Milin dirige un nouveau programme de sauvegarde du patrimoine linguistique en danger

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Devant la menace de disparition qui pèse chaque jour davantage sur des milliers de langues parlées dans le monde, un ambitieux programme de sauvetage a vu le jour. Pensé dans une logique de développement, il vise à créer une Encyclopédie numérique des langues et à alimenter une Télévision des langues.

L’hécatombe est annoncée. Des 6000 langues qui se parlent actuellement sur la planète, près de la moitié devraient être rayées définitivement de la surface du globe d’ici la fin du siècle en cours. Et ce, au rythme d’une disparition tous les 15 jours, estime l’UNESCO.
Cette mathématique de l’extinction des voix, Rozenn Milin, ex-directrice de TV-Breizh, en France, une station de télévision bretonne qui a mis la langue celtique à l’honneur pendant des années avant de sombrer lamentablement dans la rediffusion de séries américaines, la connaît très bien. Par expérience — «Ma langue maternelle, le breton, est en train de disparaître», lance-t-elle — et depuis quelques mois par engagement: Mme Milin préside en effet aux destinées d’un tout nouveau programme de sauvegarde du patrimoine linguistique mondial, baptisé Sorosoro. Sa mission? Tracer les contours de toutes ces langues en danger de mort quelque part dans l’univers, et ce, en vue de constituer une vaste Encyclopédie numérique des langues.
Le travail de documentation doit également servir à alimenter une Télévision des langues, dont la première mouture verra le jour au début de l’été sur Internet. Au programme: des films captés sur le terrain mettant en vedette des locuteurs de benga et de mahongwe, deux langues bantoues du Gabon, et de tektitek et de kaqchikel, des langues incas du Guatemala. Pour commencer.
«C’est un travail titanesque, qui devrait me tenir occupée jusqu’à la retraite», lance en rigolant, à l’autre bout de fil, la maître d’oeuvre de ce plan de sauvetage. Le Devoir l’a jointe la semaine dernière à Paris, où Sorosoro a posé ses pénates. «Mais c’est aussi un travail nécessaire pour conserver la mémoire des langues, ces réceptacles de connaissances importantes pour l’humanité, et pour s’assurer de la transmettre aux générations futures.»
«Souffle, parole, langage», en araki
Le projet, financé en partie par la fondation de l’ancien président français Jacques Chirac — fondation pour laquelle une ribambelle d’ex, dont l’ex-premier ministre du Canada Jean Chrétien, ou encore Kofi Annan, ex-numéro 1 de l’ONU, agissent comme membres influents du comité d’honneur –, est ambitieux.
Sur les 3000 langues en danger aujourd’hui, «on aimerait réussir à en documenter une cinquantaine tous les ans», résume Mme Milin. Ce qui, à ce rythme-là, devrait garder en vie le bien nommé programme Sorosoro pendant les 60 prochaines années. En araki, une langue parlée par huit personnes au Vanuatu, dans le Pacifique sud, ce mot signifie «souffle, parole, langage».
Le pain ne va donc pas manquer sur la planche des linguistes et des anthropologues consultés par l’organisme afin de construire le théâtre des opérations à venir, mais aussi pour les preneurs de son, monteurs et cameramen lâchés sur les terrains accidentés des mots qui résonnent de moins en moins.
Au cours des prochaines années, en effet, ils vont devoir emprisonner pour l’éternité, dans des codes binaires, plusieurs morceaux de la vie quotidienne reproduits depuis la nuit des temps en faetar (Italie), en karone (Sénégal), en han (Canada), en karaim (Lituanie), en ediamat (Guinée-Bissau), en juhur (Israël) ou encore en cape khoekhoe (Afrique du Sud), pour ne citer que ces quelques exemples.
«Nous voulons conserver une trentaine d’heures d’enregistrement pour chaque langue, poursuit Mme Milin, mais aussi archiver, lorsque ces langues ont une existence écrite, les documents relatifs à leur écriture», et ce, dans l’espoir d’entretenir la biodiversité linguistique de son encyclopédie et de sa télévision, qui vont mettre en vedette des «contes, légendes, récits de migration, récits guerriers et chansons», dont les idiomes ne sont plus détenus que par une poignée de locuteurs.
Un vade-mecum de la sauvegarde
«Nous prévoyons conserver des images de cérémonies religieuses, de mariages, de deuils, de guérisons», poursuit la tête pensante du programme, qui indique avoir établi son vade-mecum de la sauvegarde avec l’aide de spécialistes de la question consultés un peu partout sur la planète académique. «Les proverbes, les insultes, les jeux de mots, les mots qui nomment des choses propres à une région, souvent en lien avec la faune et la flore, ou les nouvelles choses liées aux technologies» sont également dans la ligne de mire des collecteurs de phonèmes. Tout comme, d’ailleurs, la façon de compter de un à dix, de nommer les couleurs primaires ou les différentes parties du corps humain.
«Tous ces documents seront numérisés, précise Mme Milin, mais également recopiés tous les deux ans afin de suivre l’évolution des supports numériques dans le temps.» Une mesure préconisée par les experts en archives pour éviter que tous ces mots, malmenés par des langues dominantes (l’anglais, le français, l’espagnol, le chinois et le portugais sont ici montrés du doigt), ne périssent par les outils censés les rendre éternels. «On ne veut pas faire ça pour rien», lance celle qui se dit inspirée dans son travail par le linguiste américain David Harrison, entre autres.
L’homme a un jour expliqué que «la disparition d’une langue n’est pas seulement une perte pour la communauté de ses locuteurs, mais aussi pour notre connaissance humaine commune des mathématiques, de la biologie, de la géographie, de la philosophie, de l’agriculture et de la linguistique». Mais il y a plus, croit Mme Milin. «Dans les populations autochtones, par exemple, on voit que la déculturation des populations entraîne bien des problèmes: alcoolisme, toxicomanie, violence, suicide, dit-elle. Préserver leur langue et les aider à se la réapproprier, cela vise également à redonner à ces populations une fierté qui leur manque.»
Une cruelle équation
Fierté, oui, mais à Sorosoro on pense aussi que le plan de sauvetage linguistique qui l’anime va plus loin qu’une encyclopédie et une télévision en s’inscrivant dans une logique de développement. À condition que «tout notre travail de documentation soit diffusé gratuitement à tous, mais également renvoyé dans les communautés qui font vivre ces langues», dit-elle, taraudée par cette idée de préservation linguistique depuis son plus jeune âge.
«En Bretagne, dans les années 50, les gens ont arrêté de transmettre leur langue à leurs enfants. Conséquence: il y a un siècle, nous étions un million à la parler, contre 200 000 à peine aujourd’hui. On perd aussi 10 000 locuteurs par an sans avoir un taux de renouvellement suffisant pour être optimistes quant à l’avenir.»
Une cruelle équation qui place désormais ce parler régional, à l’identité fortement parfumée à la dentelle, dans la catégorie des «langues sérieusement en danger», selon l’UNESCO. Et qui va lui assurer une place de choix, on s’en doute, dans les bases de données en cours de construction de Sorosoro.

 

FABIEN DEGLISE

Édition du lundi 9 mars 2009 du Journal de Devoir

POESIE: Un « Printemps » juste pour rire (Article de l’Aisne Nouvelle)

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A  partir de lundi, débute le Printemps des poètes. Cette année, la manifestation nationale s’intéresse au rire.

C’est en effet mal connaître la poésie que de la cantonner à la gravité et la mélancolie. Le rire peut y être également très présent. C’est ce que vous proposent plusieurs lieux axonais qui nous ont communiqué leurs animations pour l’occasion. Tous à vos blocs-notes.

A CHAUNY
Du 2 au 15 mars : plusieurs animations seront proposées à la médiathèque André-Malraux. Rens. 03 23 38 32 90.

A CRECY-SUR-SERRE
Du 30 mars au 3 avril : brigade d’intervention poétique par la cie L’Echappée dans les écoles maternelles et primaires.

A GUISE
Du lundi 2 au dimanche 15 mars : L’association guisarde « L’Entente du Gué de l’Oise » présentera une animation poétique intitulée « Queneau mon ami ». Rens. 06 14 14 45 78.
Samedi 14 mars : Lise Rauscher et Manuel Caré proposeront quelques « Exercices de style » à partir de 14 h 30 à la bibliothèque municipale de Guise. Rens. 06 14 14 45 78.

A SAINT-QUENTIN
Vendredi 6 mars à la Bibliothèque Guy-de-Maupassant : affiches sondages de Dominique Saint-Dizier. Avec la compagnie L’Echappée et Didier Perrier (14 h 30).
- Performance poétique sonore, visuelle, dématérialisée… d’Anne Roquigny avec Isabelle Dubrigny, sur la base des travaux réalisés à l’école Maurice Quentin De La Tour (18 h 45).
- Hommage à Bernard Heidseik, en présence du plus grand poète sonore, par ses élèves et disciples (20 h 30).
- Les Ecriv’Aisne et les poètes de Saint-Quentin et de l’Aisne rendent hommage à l’humoriste Jean Tardieu. (22 h 30)

Du 30 mars au 3 avril : brigade d’intervention poétique par la cie L’Echappée et Didier Perrier dans les écoles maternelles et primaires.
- « Légendes païennes et dorées d’ici et d’ailleurs » par Jean-Pierre Semblat.

A TERGNIER
La bibliothèque municipale proposait au public de devenir des passeurs de poèmes en déposant ses écrits jusqu’au 21 février. Des Arbres à Poèmes seront installés ensuite dans différents lieux de la ville et des communes associées. Du 3 au 31 mars, ces poèmes pourront être décrochés et seront également lus par des comédiens amateurs de la Compagnie Topaze. Rens. 03 23 57 15 11.

Auteur : Eric BAILLON
Article paru le : 27 février 2009