Promenade Découverte ROLLOT

rollot

Une randonnée pour les personnes à besoins spécifiques, c’est possible !!!

Rejoignez nous le dimanche 26 avril pour découvrir Rollot (entre Montdidier et Compiègne)…

Depuis plusieurs années, l’office de tourisme de Montdidier met tout en œuvre pour faire découvrir le patrimoine de Picardie à travers des randonnées pédestres. Cette année, il innove en vous proposant une randonnée qui sera adaptée au public handicapé !

Ainsi, nous vous proposons une promenade riche en nouveautés : venez découvrir les richesses de Rollot, le charme et la beauté de ses sites ; venez participer à des sports et jeux picards proposés par les associations rollotoises tels que le tir à la carabine, la chasse, le jeu de paume et la boule en bois à travers 3 kms de marche qui se dérouleront sur des terrains accessibles et adaptés à la pratique de ces activités ! Vous serez encadrés par des animateurs sportifs confirmés. Amateurs de jeux traditionnels, vous vous amuserez dans une ambiance conviviale. Cafés, chocolats, apéritifs et rafraîchissements seront offerts par la municipalité de Rollot. Une tombola avec de nombreux lots est organisée par l’Office de Tourisme.

Retrouvez nous le dimanche 26 avril 2009 à 12h30 sur le site des clos de Rollot (3 km) pour une visite adaptée au public à besoins spécifiques (la journée aura débuté dès 9h15 par une randonnée de 8 km, plus conseillée aux marcheurs confirmés).

N’oubliez pas votre pique-nique et prévoyez une tenue adéquate à la sortie en extérieur !

Nous comptons sur votre présence !!

Merci d’avance de réserver au  0322 78 92 00 – Office de Tourisme de Montdidier

Cécile

A la “maternouille”


Journée picarde avec Jean-Pierre Semblat de "Chés Wèpes".
Ce Monsieur est un "diseux", ardent défenseur de la langue picarde.
www.chespicards.fr
A la "maternouille": des jeux de doigts, des comptines, des manipulations de marionnettes à fils (dont Lafleur, marionnette picarde), à doigts, et puis des histoires mettant en scène les petiots.
En élémentaire: des chansons picardes, des explications sur la signification des noms de chacun, des mots croisés, des fabliaux… et ces merveilleuses histoires où chantaient de temps à autre des mots et des phrases en picard.
Les titiots étaient ravis. Pour certains, ces sonorités n’étaient pas tout à fait inconnues. Dans certaines familles le picard est toujours présent.

Min cat i s’cauffe
Min cat i s’cauffe
Chi i s’cauffe
Ch’est qu’i l’a frod
Min cat i s’cauffe !
A l’image éd chés Russes pis dsur éch l’air éd Chés bateïers d’élle Volga

 

Extrait du blog http://bofutur.blogspot.com/

Cabaret Impro – Spécial picard

Cabaret Impro – Spécial picard
Samedi 25 avril, à 17h30
Au Centre Culturel de Comines-Warneton MJC, 2 rue des Arts à 7780 Comines
Entrée gratuite
A l’initiative de la Fondation Roi Baudouin, le Centre Culturel s’associe à la ville de Comines-Warneton et participe au week-end « Carrefour des Générations ».
 
A cette occasion, les équipes d’improvisation théâtrale se lanceront à l’assaut du picard, notre langue régionale ! Face aux expressions du coin et aux dialectes patoisants, des défis de tous styles seront à relever par les candidats !!! Rire et s’instruire, tels sont les deux objectifs des jeux qui leur seront proposés.
Bas-Mountches, Briqu’teux, Blancs Mouchons, Côménôs, Bizétôs, Capélôs ét  Mountches
Picardisants d’ichi ou d’pus lon, in compte sur tertousss pour lés incôragi
Avec la participation de l’équipe d’impro adultes du Centre Culturel.
 
Et avec la précieuse collaboration du « Vrai Canton ».

Abbaye Pas assez de classes… (Article dans l"Union)

 

Pour les élèves d’Amifontaine, un travail en classe a eu lieu avant cette semaine. Cela se poursuivra ces prochains jours.

Le printemps correspond aussi au retour des classes patrimoine à l’abbaye. Mais cinq sont programmées cette année. C’est trop peu. Les finances ne suivent pas… Responsable du site, Bruno Munier le déplore : « Il en faudrait une dizaine, du 1er avril jusqu’au début du festival de musique baroque. Et si l’aménagement était réalisé au niveau de l’hébergement, on pourrait recevoir deux classes en même temps ».
A la base, on trouve donc un manque de moyens budgétaires au niveau du site abbatial (un financement de la commune). Les classes de patrimoine, elles, sont financées par le conseil général, le rectorat et la Drac (direction régionale des affaires culturelles). Sur le site abbatial, Cécile Roger a été embauchée en tant qu’animatrice pour encadrer ces classes.
Pour le moment, quatre classes de patrimoine sont attendues ces prochaines semaines, il s’agit d’écoles du Laonnois. Mais ce vendredi, c’est la classe de Cm 1/Cm2 d’Amifontaine, issue du regroupement scolaire La Malmaison/Lor/Amifontaine, qui achève sa semaine de classe patrimoine.
Enseignante, Chantal Lor résume de la sorte le pourquoi de sa venue à Saint-Michel : « Le cadre est très riche, il y a beaucoup d’activités à réaliser sur l’ensemble du site, nous sommes bien accueillis ». Cela fait plusieurs années que cette école participe à une classe patrimoine à l’abbaye.
Exposition à la suite
Ce mercredi, dans la salle capitulaire, place à l’atelier frappe de monnaie. Un atelier animé par le céramiste Hubert Dufourg, de Laon. « Nous avons aussi réalisé de la vannerie, écouté un conteur picard, Jean-Pierre Semblat. Puis, les enfants ont découvert la peinture végétale », énumère Chantal Lor, à propos des activités. Pour ce qui est de la peinture végétale, à base de pigments, cette animation fut encadrée par Catherine Bobier, ethno-botaniste.
Cette semaine thiérachienne ne se terminera pas de manière abrupte ce vendredi, car beaucoup d’ateliers vont se poursuivre en classe.
La suite d’un travail préalable a cette visite, qui avait servi à poser les bases.
A noter que deux parents d’élèves ont accompagné le déplacement de cette classe A la fin de l’année, une exposition présentera le résultat de cette classe patrimoine.
Michel Mainnevret

 

Article paru le : 3 avril 2009

PARLONS PICARD Cabotan picard : Lafleur

Au jusse momint d’où qu’ch’est qu’en pale éd démintibuler élle Picardie éd sés dépar-témints… qui paraîtrot ! ?

Du picard ! Por qu’est-che, por quo n’in fare ?
Por cheutes qu’is n’in dmindaint, por chés inchiens équ ch’étot élle lan-ne éd leu gramère, por chés jon-nes qu’is ont él drot d’éne n’intin-ne pis d’in lire. Por chés gins qui sont au lon pis qu’is értruveront cha aveuc plaisi. Por cheutes qu’is n’in griboulltent dés mots, dés tchottes éspréchions dsur él cuin d’ein-ne feulle, dsur ein cahii d’éschoïer… Por chés gins qu’is n’sont pos d’par-ichi et qu’is voéront qu’dins chés lan-nes d’oïl él Picard i l’est fin gadrus ! Por cheutes, jon-nes obin moinse jon-nes qui sont au lon : Inglétierre, Québec, Afrique et pis coére.
Porquo fare ? Es rin-ne compte équ nos patron-nymes pis chés iux d’où qu’en vit cha pu ête du picard : Caron, Delcambre…, La Capelle, Le Catelet…
Equ dins nos villes, villaches i n’a éch bos d’la Chocque, ch’quai Gayant, l’rue Maubuée, l’l'Haizette… Qu’en jue in picard, qu’en pâtichon-ne pis minge picard, qu’en put canter, juer, ainmer, reuver, braire, rire in picard.
Vlà, au fil pis à mésure éd chés sanmedis en voéra cha, pis écore dés rébus, ditons, comptines…, pis itou chin qu’vus meume vos édmindrez.

GLOSSAIRE :

Au lon : au loin
Braire : pleurer
Caron : charron
Catelet (Le) : Chatelet
Chocque : souche
Delcambre : Delachambre
Fin : très
Gadrus : vivant
Gayant : géant
Haizette : petite haie
Lux :lieux
Maubuée : mal lavée

Article paru le : 16 février 2009 dans l’Aisne Nouvelle

PARLONS PICARD : Quites tchots moénets

 

Dins l’Vermindos, bin seur qu’i n’a dés moénets, en cminche à zés vire pis itou à lés intin-ne aveuc él jur qu’i ravanche. I n’a, por cmincher, chés mazingues éd dux sortes par ichi, dés bleuses, pis dés carbon-nières à noére tiête.

Éch rouge-djeule i n’est janmas lon, pérqué sur ein-ne branque, dsur éch potinton éd louchet. Chés pinchons is s’amoutrent, éch marle qui l’a cangé éd caracot, aveuc sin poétral lie-éd-van, i va cmincher sés triles, en dit qu’ésse canchon ch’est : « Pirlouit rintintin tchot batissetouit ! » qu’i va dire pis érdire dsur élle branque d’éch poérier à d’où qu’ésse fémelle alle ordira sin nichot. Éch troaîn-ne-buchon i cache à minger, i l’érsian-ne à l’fémelle d’éch moénet gris, mains li, i n’seute pos, i marche. Éch cabot i va, i vient i n’resse pos ein-ne minute à joque, seur qu’i va treuver ein-ne vielle catoire d’aron-nes por anicher ésse fémelle. I feudra, por chelles-chi, coère attin-ne pus d’ein mos por vire chés prumières fare él preume-timps. Chés érquérdon-nets en n’lés a pos core vus, ni intindus. Chés verdières vont bétôt nos fare intin-ne leu tchotte canchon swoélante. Chés maqueux d’mouques i feudra lés attin-ne : i fat core d’trop frod. Et pis, jocasse pis musichien-ne, in heut d’éch l’abe, cantent à yeus déquirer leu gasiot ; édvant qu’élle diape i n’euche mis sés coeuches alles sont à l’ouvrache. Cha va bétôt ête élle grin-ne oubade : édpis qu’éch co i l’aira canté : « Quo qu’i dit ch’co ! » djusqu’à timps qu’élle lène alle s’allème. Chés tchots moénets ch’est conme chés tchots galmites d’éch gardin, chés tchottes flours cha sérot chés tchottes files, mains ilà, ch’est eute cose, por ein-ne eute fos !

GLOSSAIRE
Aron-ne : Hirondelle ; Brunette – Troaîn-ne-buchons : Accenteur mouchet ; Cabot : Troglodyte mignon ; Chopart : Bouvreuil ; Équérdon-net : Chardonneret ; Étornieu : Etourneau ; Freille – Feuvette : Fauvette ; Jocasse : Grive draine ; Maqueux d’groains Granivores ; Maqueux d’mouques : Insectivores ; Mariole – Rouche-djeule : Rouge-gorge ; Mazingue : Mésange ; Moénet : Moineau ; Noérmerle : Merle ; Oursignout : Rossignol ; Pinchon : Pinson ; Rotelot : Roitelet ; Tortrelle : Tourterelle ; Verdière : Verdier

 

Article paru le : 16 mars 2009 dans l’Aisne Nouvelle

PARLONS PICARD Flamique ! Quées flamiques

Édjà édpis él XVsièque éch mot flamique i l’est con-nu. Ein restaurint érlonmé pis étoélé (ein-ne tout d’meume !), dins la Sonme, i n’in porte-ti pos él meume nom. Échti qui fat dés flamiques ch’est ein flamiqueux pis chin qu’i fat, ch’est du flamicage. En put (bin équ récomparaison éne fuche pos forchémint raison) rapproucher flamique pis l’flammekueche éd chés Alsachiens, i n’a dés flanmes o core d’élle flanme ilà-ddins (ou sins prope pis fidjuré !)

Dés flamiques, n’in vux-tu, n’in vlà ! elle prumière, chelle d’à ch’momint-chi, ch’est bin seur élle flamique à poéréts (o core porions, porjons…). Dux fachons d’élle fare (o meume quate chi qu’en y ravise bin).
Élle pâte dux fachons : pâte feulletée (burre-margrarine o graisse- margrarine qu’en étale au peuche) obin pâte sablée. Éch l’éddins, dux conteninches : poéréts in part eusses eutes, sins érien in pus, seuf sé pis poève ; obin alorse poéréts aveuc seuce, lardrons et pis coère.
Chés flamiques, conme leu nom i l’dit, alles sont cuites à l’flanme éd chés picavets* par ézimpe. Cha yeu don-ne ein meilleux sintimint. Quinte en dit pâtichon-ner, en pinse tave, feulle, rouilleu, tortière, frain-ne, peuche… Aïte, aïte chés poérets is vont monter (i va n’avoér dés turons éddins), en dévra attin-ne l’énée qui vient por érfare à nouvieu d’élle flamique, pos dvant chés courts-jours 2009-2010.
Eutes flamiques : à paturon obin à chitroulle, flamique à z’oégnons, à chicons… In Quiérache, pis dins l’Avesnos, en pale éd flamique au marolles, meume chi, audzeur éd chelle-làlle, i n’a pos d’couvére ! ?
Chelles à ponmes pis à poéres éne pren-ntent pos él nom éd flamique, mains éd coeuchons, alles ont tout d’meume ein couvére audzeur.
Quo boère aveuc ? bière porquo pos ! blanc, seur ! chide chi fat (aveuc émsure bin seur !).

*Ch’est itou ein prope nom éd famile.

 

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Article paru le 23 mars 2009 dans l”Aisne Nouvelle