Paroisse Notre Dame de Moyenpont

 

Prière en Picard
Paroisse Notre Dame de Moyenpont
2, rue de Péronne
80240 Roisel
SUR LE BON DIEU

‘T’es malhereux, Grous Juan, d’enn croire à rien !
Ch’est t’ravaler ou niveu ed tin quien
Eq d’enn pau vir qu’el bon Dghu moine el monne
Et qu’ech n’est pouant l’hazard qui nous tourtonne.
Tu n’as donc pau, dis, jamoua réfléchi
Q’meint qu’in arrive et quitte ech monne chi,
loù qu’in s’in va pourrir dins l’chimintchère,
Couchi sus l’dous, ess bouque ploine ed terre ?
Vla quand nou âme alle a quitchi non corps,
Vla coume ous s’rons tertous quand nous s’rons morts.
Tu n’compreinds pouant, dis-tu, et n’pux pas croire
Qu’einn’ fos hors d’nous non âme ail’ viche oucoire :
Sans Dghu, pourquo avoir peur ed la mort ?
Quand in fouat mal pourquo avoir du r’mord?
Ed viv’ sins corps cha t’parot tout risibe :
Ch’ n’est pau s’peindant, s’ion mi, pus z’impossibe,
Ch’miraque i n’est pau pus grand sins qu’avu.
D’I'ombe ed bon seins feut été dépourvu
Pou’ n’pau vir cha et pour erm pau 1′compreine.
Gn’a pau pus sourd qu’echtid qui n’vut interne.
T’es-tu d’maindé ioù qu’el monne i fini,
As-tu peinsé quidfos à l’infini,
A chés laimpions accrouchis à ch’grand dôme,
Qu’ech pus z’ignare est fourchi d’admirer,
Qui font. si bien vir el néant ed l’homme ?
A telle heuteur ous’ros-tu t’mesurer,
Géant d’cinq pieds, chétive créature,
Qu’atteind la mort, chés vers et l’pourriture ?
Et si d’tout cha t’as ouccupé t’n'esprit,
M’diros-tu bien si tu yas rien compris ?
Tout cha existe et suit tranquill’meint s’route ;
Qui est ch’qui l’o fouat?Ech n’est pau ti sins doute.
Ch’ n’est pau aisé d’mveinter ess souleil.
Ch’ moudele i luit : fas z’ein peu ein pareil !
Ou bien oucoire épréve à faire einn’ leine,
E’nin’ Idiote étoile, ou seul’meint einn’ caleine,
Et j’m'expliq’rai, ech compreindrai l’raison
Q’t’as d’enn pau dire à Dghu l’moinde ouraison.
Tu n’cros a rien, ourgueilleux philousophe
Et t’in r’habile’ in méprisiant ch’l'étoffe.
S’il est permis de faire la comparaison,
Tu n’tranes pouant peindant deux jours el fiève,
Q’lache et couyon, et si péreux qu’ein iève,
Tu d’mane’ à Dghu, à deux g’noux, t’guérison !Que tu es malheureux, Gros Jean de ne croire à rien !
C’est te rabaisser au niveau de ton chien
Que de ne pas voir que le bon Dieu mène le monde
Et que ce n’est pas le hasard qui nous gouverne,
Tu n’as donc pas, dis, jamais réfléchi
Comment on arrive et quitte ce monde ci,
où on va pourrir dans le cimetière,
Couché sur le dos, la bouche pleine de terre ?
Voilà quand notre âme a quitté notre corps,
Voilà comme nous serons tous quand nous serons morts.
Tu ne comprends pas, dis tu, et tu ne peux pas croire
Qu’une fois hors de nous notre âme vive encore :
Sans Dieu, pourquoi avoir peur de la mort ?
Quand on fait mal pouquoi avoir du remords ?
Et vivre sans corps çà te paraît tout risible :
Ce n’est pas cependant, selon moi, plus impossible,
Le miracle n’est pas plus grand sans , qu’avec.
D’une ombre de bon sens il faut être dépourvu
Pour ne pas voir çà et pour ne pas comprendre.
Il n’y a pas plus soud que celui qui ne veut pas entendre.
T’es tu demandé où finit le monde,
As tu pensé quelquefois à l’infini,
A ces lampions accrochés au grand dôme,
Que le plus ignare est forcé d’admirer,
Qui font si bien voir le néant de l’homme ?
A telle hauteur oserais tu te mesurer,
Géant de cinq pieds, chétive créature,
Qu’attend la mort, les vers et la pourriture ?
Et si par tout çà tu as l’esprit occupé,
Me diras tu si tu n’y as rien compris ?
Tout çà existe et suit tranquillement sa route ;
Qu’est ce qu’il l’a fait ? ce n’est pas toi sans doute.
Ce n’est pas facile d’inventer le soleil.
Le modèle luit :fais en un peu pareil !
Ou bien encore essaie de faire une lune,
Une petite étoile, ou seulement un charançon,
Et je m’expliquerai, je comprendrai la raison
Que tu as de ne pas dire à Dieu la moindre prière.
Tu ne crois à rien, orgueilleux philosophe,
Et tu en habilles en méprisant l’étoffe.
S’il est permis d’fouaire el comparaison,
Tu ne trembles pas pendant deux jours de fièvre,
Que lâche et couillon, et aussi peureux qu’un lièvre,
Tu demandes à Dieu , à deux genoux ta guérison !

Hector Crinon

L’Aisne Nouvelle : Article : Et de trois pour « El pizon à l’forcete…

 

Et de trois pour « El pizon à l’forcete »

A l’heure de l’apéro, le chef de file pour animer la galerie était l’inévitable patoisan, Jean-Pierre Semblat.

L’idée a fait son chemin, le conseil municipal connait, à travers cette manifestation toujours programmée à la mi-juillet, un succès qui se veut de plus en plus grandissant.

C’était la troisième fois de son histoire, un tel rassemblement sur la place du village dans le cadre des traditions festives et culinaires sous l’étiquette «El pizon à l’forcete». Le titre ( le pigeon à la fourchette) résume le repas des pauves localement pendant la guerre. A défaut, il avait été préparé pour les 140 convives présents sous un chapiteau, un menu typiquement picard avec des spécialitès de la région.
L’apéritif offert «El breuvage d’Lverzies» (du kir) a mis tout le monde en appétit avec un chef de file pour animer la galerie le patoisan Jean-Pierre Semblat . Il a lu des contes et légendes dans une langue qu’il affectionne le Patois. Les élus, sur fond musical, avaient mis les petits plats dans les grands pour satisfaire le public.

Article paru le : 21 juillet 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : Et de trois pour « El pizon à l’forcete…

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Zés vlà chés biêtes éd…

 

PARLONS PICARD /
Zés vlà chés biêtes éd chés longs-jurs

Jean-Pierre Semblat, notre chroniqueur picard.

I n’a des biêtes qu’is nos veultent du bien, conme chés biêtes du Bon diu, chés mouques à mié qu’is travalltent por nus-eutes pis i n’a chés eutes insèques, cheutes qu’is nos veultent du mâ ! Dsitout qu’chés caleurs is arrivtent nos sons maqués !

Qu’en copche chés blatures, pis vlà él prumier invahichemint : chés biêtes d’orache, cha s’ met à coeurir dsur vos bras, vos ganmes équ cha dévient l’infier. Chés portant dés rudes tchottes biêtes qu’en zés vot à poein-ne. Chuitent chés pux d’éüt qu’en ramache chi qu’en va dins ch’herpe, cha passe padzous vos habillures, pis cha met dins vos plos : vos chointure, vos coeuchettes vos maillout, cha dégatouille, cha déminge. En dit qu’él miux ch’est d’matte du vinaigue obin d’ieu éd colongne. Vos ez-ti dés biêtes d’élvache ? ouais éh bin vos airez dés mouques : mouquettes, mouquerons, mouques éd mason, mouque à l’vian-ne, bleuse, verde, gan-ne… éne laissiez toudis érin à leu portée, is iront édsur apreus avoér té dsur ein bousat éd vaque obin ein-ne séris défunctée. I n’a coére chés mouques au vinaigue qu’is arrivtent dsur tut chin qu’i n’a ein-ne miette d’alcool éddins. I n’a chés papilions namites, chés alimintaires pis ch’z'eutes qu’is maqutent élle loain-ne, chés forrures. I n’a coére chés calin-nes qu’is maqutent chés gohets, chés pucherons, chés frémions, chés tahons, chés hourlons…
Quinte

en va au Québec, cha n’est pos miux, en crot qu’él frod i va avoér fat coeurver chés bétals-làl, bin nan ! i n’a chés noéres mouques qu’en zés vot à poein-ne qui vos maque vos vian-ne, chés mouques à chevreuls et pis chés fameux maringouins équ ch’est ein-ne infestachion ! Vos allez-ti in Afrique ? cha n’est pos core miux vos ez élle mouque du sommél et pis surtoute éch bibache qu’i don-ne él paludimse, i feut allémer dés tortillons pis s’mucher padzous ein-ne moustitchaire. Conme quo, dins chés bétals i né n’a bécoeup éd meuvais, bécoeup éd pos fourt bons, pis seulemint ein-ne tiu tchotte poégnie qu’en put comptier dsur eusses-eutes.


GLOSSAIRE :
calin-ne : charançon
coeurver : mourir
hourlon: hanneton
blature : céréale
plo : pli
namite : mite
maringouin : moustique
biête du Bon Diu : coccinelle
déminger : gratter
longs-jurs : été
bibache : anophèle
tortillon : serpentin

parlonspicard

Article paru le : 19 juillet 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Zés vlà chés biêtes éd…

Él vlà éch Férdéric Domon, aïas Lafleur qu’i nos a quittiés !

Ouais ch’est li Lafleur

Lafleur prinche d’élle rigolate

Ein mollet farcheur

Mains toudis boin camarate

I l’a d’l’esprit ploein s’caboche

D’élle djaité ploein chés poches

Ch’est por cha équ tus chés viux

Chés gins posiés pis chés nazus

Ainmtent éd tut leu tchoeur

Leu anmi Lafleur !

Nos s’avons don-né dés becs à Vadincourt

L’eute jur

J’in warde core él sintimint !

L’Aisne Nouvelle : Article : Retour sur le Chértificat

 

Retour sur le Chértificat

Les « écoliers » ont passé leur Chértificat 100 % picard.

En attendant celui qui se déroulera le samedi 25 juin 2011, revenons sur celui qui vient de se tenir. Les candidats étaient là. Foi de Picard !

Le Chértificat a débuté par le traditionnel café matinal qui complète le réveil et qui permet aux candidats de faire connaissance. Puis c’est le retour vers l’école Pérluète, avec au programme de la matinée la morale, bien nécessaire par les temps qui courent, suivi du calcul mental autour du chiffre 3.
Comme à l’ordinaire, les concepteurs avaient vu lourd puisque suivaient une dictée à partir d’un texte de Raymond Beaucourt (un autre écrivain picard de Vraignes-en-Vermandois) et une épreuve de sciences naturelles autour des fleurs indigènes à reconnaître et à en traduire le nom en français.
Après le déjeuner pris dans une auberge du secteur, les candidats (un venait du Pas-de-Calais, un autre de Laon), on a attaqué l’histoire. Il s’agissait de reconnaître les hommes et femmes célèbres de Picardie (portraits, rébus).
A suivi une grille autour de la géographie du Vermandois. Le problème sur la répartition linguistique entre les langues régionales et les langues importées en Picardie n’a pu être traité faute de temps.
Les sujets et les corrigés se trouvent sur internet : www.chespicards.fr.
La journée s’est un peu éternisée autour du pot de fin d’examen. Les diplômes

devraient être remis fin septembre, début octobre.
L’échole Perluète peut être ouverte à la demande de groupes en cours d’été, sauf du 23 août au 13 septembre.
Les séances du dimanche reprendront à la rentrée en fonction de l’emploi du temps d’éch clerc obin d’éch marister, qu’on se le dise.

Article paru le : 7 juillet 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : Retour sur le Chértificat

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Rincontes

 

PARLONS PICARD / Rincontes

Jean-Pierre Semblat, notre chroniqueur picard.

Conme alle dit ein-ne fenme qu’éj con-nos bin : « Dins la vie, i n’a pos d’hasard, i n’a équ dés rincontes ! ». Vos m’direz équ ouais, seulemint i feut quind meume sourtir d’ésse mason ! Ah bin cha, bin seur ! Rinconte à s’n'ouvrache, pététe pos bécoeup obin alorse, ch’est qu’en est li-meume nouvieu, obin qu’i n’arrife quitezein éd neu. Bin seuremint qu’chés pus bielles rincontes ch’est quinte en s’in va quite part : voéyache, vaganches, déplachemint por ein-ne achuchon. Vos êtes dins ch’troain, dins ein aréoplan-ne, ein-ne réunion… Quitezein i l’est assis à côtié d’vus-eutes, vos li dmindez quite cose : qui qu’ch’est qu’i l’est, d’où qu’ch’est qu’i va. Vos li émindez sin jornal, li proposiez ein chuque, li édminder l’heure obin ch’décalache. Et pis cha y est, cha cminche. I dit qu’i s’in va vire sin tchot-fius qu’i vient éd vnir au mon-ne. Alle s’in va érquére élle carrette qu’is ont prêtiée à leu file. Is s’in vont acater ein orque éd barbarie qu’is ont écmindé por leu groupe. Grind-père i vient d’moérir, ch’étot quitezein ! is vont à l’interremint. Obin ch’est ch’live équ vos voésin i lit, justemint vos vnez itou d’él lire obin d’él l’acater. Ch’est ein jon-nieu qu’i s’in va

passier ein mos in Inglétierre por qu’és n’inglais i voéche émiux. Elle fenme alle a troés éfants conme vus, dux fius pis ein-ne file parel, ch’pus viux ch’est Camile conme à vos mason. En s’écange ésse n’adrèche, sin liméro éd téléphon-ne, en s’amoutre ein portrait d’chés tchots. Et pis vlà, éch voéyache i s’définit, en s’érvot à érprin-ne chés valises, en prind dés fos él meume taxi. Et pis en s’érvoéra-ti ? en s’don-nera-ti dés nouvielles, ein coeup, dux coeups ? Ein-ne dsur chint éd chés rincontes-làlles alle aira vraimint d’élle chuite ! Esses eutes ch’aira té ein momint éd caleur humain-ne. Ech voéyache nos a sian-né pus court. L’inginche humain-ne nos a sian-né meillieure. A quind chu élle prochain-ne rinconte ? Aveuc qu’est-che ? Là où est-che ?

GLOSSAIRE
quitezein : personne de valeur
quite part : quelque part
quite cose : quelque chose
sian-ner : sembler
qu’est-che : qui
inginche : espèce
jon-nieu : ado
là où est-che :

parlonspicard

Article paru le : 5 juillet 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Rincontes

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Quér ! chinq fos quér !

 

PARLONS PICARD / Quér ! chinq fos quér !

Jean-Pierre Semblat, notre chroniqueur picard.

I n’a conme cha dés mots qui font l’darnière-heure : i n’a élle rupture, l’értraite, élle crisse, élle ridgeur mains itou édpis ein momint él care conme is ditent itou chés Inglais ! Bin nus-eutes, en con-not surtoute quér.
Cha put ête ein veurbe, chi qu’éj dis à quitezein qu’j'él l’ai quér (te quiero in espagnol !), alorse éj tchiens à li, ch’est éme bon-ne anmie, éme méquain-ne par ézimpe.
Ej sus-ti por acater ein-ne neuve voéture, alorse chés carrettes allémin-nes is m’sian-neront rudemint quéres.
Quinte éj m’in vas récouer chés us équ chés glain-nes is ont pondus, éj m’in vas zés quér, pis i n’fut pos qu’éj lés fache quér.
Min tchot-fius i va à l’éschole, i l’est chinq heures, aïte aïte, i feut qu’éj voiche él quér. Cha va bétôt ête l’momint d’élle moésson, d’éch moés-d’éüt, dins l’timps en allot quér chés guerbes aveuc dés quérs à réheuches pis qu’en yeu serrot éch combe por pos qu’chés bottelées is n’quéchaint. Vlà dins la lan-ne picarde chés chinq quér : ein nom, éch quér por rintrer

chés récouaches ; ein abjetif quér, quinte cha vut bécoeup d’argint, pis tros veurbes : aller quér quitecose o quitezein, fare quér à terre, quér aveuc éch euxiliaire avoér, quinte en ainme. In frainchais, en dirot équ ch’est dés homophon-nes (qu’en lit parellemint) o meume itou dés homographes (qu’en décrit parel). Apreus cha chi vos volez avoér care éd quitezein, soégnez-él-lé conme i feut !
Alorse qu’i né n’a qu’is découvértent él care, nus-eutes cha fat dés énées qu’él quér, éj diros meume pus, chés quér en zés con-not.
Chés grinds ésprits is s’rincontraint-ti don ?
Eute cose, pinsons à chés jux tradichion-nels picards por chés jux qu’en plache dsur chés plaches por él quatorze éd juïet : guernoulle, billon, tir-au-lapan, o bilout, candelle à l’seringue à lavemint, jux éd chabots, cisieux et pis core…

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Article paru le : 12 juillet 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : PARLONS PICARD – Quér ! chinq fos quér !

L’Aisne Nouvelle : Article : Retour sur le Chértificat

 

Retour sur le Chértificat

 

Les « écoliers » ont passé leur Chértificat 100 % picard.

En attendant celui qui se déroulera le samedi 25 juin 2011, revenons sur celui qui vient de se tenir. Les candidats étaient là. Foi de Picard !

Le Chértificat a débuté par le traditionnel café matinal qui complète le réveil et qui permet aux candidats de faire connaissance. Puis c’est le retour vers l’école Pérluète, avec au programme de la matinée la morale, bien nécessaire par les temps qui courent, suivi du calcul mental autour du chiffre 3.
Comme à l’ordinaire, les concepteurs avaient vu lourd puisque suivaient une dictée à partir d’un texte de Raymond Beaucourt (un autre écrivain picard de Vraignes-en-Vermandois) et une épreuve de sciences naturelles autour des fleurs indigènes à reconnaître et à en traduire le nom en français.
Après le déjeuner pris dans une auberge du secteur, les candidats (un venait du Pas-de-Calais, un autre de Laon), on a attaqué l’histoire. Il s’agissait de reconnaître les hommes et femmes célèbres de Picardie (portraits, rébus).
A suivi une grille autour de la géographie du Vermandois. Le problème sur la répartition linguistique entre les langues régionales et les langues importées en Picardie n’a pu être traité faute de temps.
Les sujets et les corrigés se trouvent sur internet : www.chespicards.fr.
La journée s’est un peu éternisée autour du pot de fin d’examen. Les diplômes

devraient être remis fin septembre, début octobre.
L’échole Perluète peut être ouverte à la demande de groupes en cours d’été, sauf du 23 août au 13 septembre.
Les séances du dimanche reprendront à la rentrée en fonction de l’emploi du temps d’éch clerc obin d’éch marister, qu’on se le dise.

L’Aisne Nouvelle : Article : Retour sur le Chértificat

L’Aisne Nouvelle : Article : Un chroniqueur picard au musée

 

Un chroniqueur picard au musée

Jean-Pierre Sembat a conquis la quarantaine d’amateurs de Picard.

Ce chroniqueur était un peu un régional de l’étape puisque Jean-Pierre Semblat est du secteur.

Le Musée du Vermandois a accueilli dans le cadre d’une conférence inscrite au menu de la saison, le chroniqueur picard Jean-Pierre Semblat.
Le thème de la soirée était donc la langue patoisante. «Picard, picards, picard in Vermindos d’achteur ?» (traduction: Quelles sont les traces Picardes dans le Vermandois actuel ?).
En guise d’invitation, il avait fait passer ce message : «Bin sur qu’en prévot d’vos y vire! I feudra avoèr 1 h 30 éd patïïnche» (Bien sût qu’on prévoit de vous voir. Il faudra 1 h 30 de patience).
Ghislaine Peiffer, la directrice du site, s’est fait la joie d’accueillir une quarantaine de personnes. En introduction de séance, elle a dressé un rapide bilan des premiers mois d’activitès, en signalant le retour du vase «dits aux oiseaux» en vitrine, suite à un prêt hors région. Avant de laisser la parole à celui que toute la salle attendait.
Une fois de plus, Jean-Pierre Semblat a régalé son public. «Il a été parfait dans son originalité d’esprit. Un humour et un style très personnel. Il porte un regard d’analyste sur la société et ses acteurs. J’ai particulièrement apprécié, j’ai été comblée, sous le charme par la prestance, l’éloquence de ce grand monsieur des

plus charmants», précise Mme Peiffer.
Le chroniqueur a raconté et conté l’histoire du Vermandois en Picard, la situation géographique de la langue picarde en France. Il a évoqué moult ouvrages de la littérature picarde. Des fables, dont l’une des plus connues de Jean de la Fontaine : Le corbeau et le renard. Il a déclamé aussi à la demande de M. Cotin des poèmes en Picard de sa défunte épouse, Jeannine.

L’Aisne Nouvelle : Article : Un chroniqueur picard au musée