Semblat, tout un nom

semblatUne barbe blanche, des habits rouge. Un air un peu bonhomme. Cela pourrait être le père Noël. Ceci dit sa langue ne vient pas de Laponie. « On m’a dit de faire tiot, j’ai fait tiot. »

Samedi, Jean-Pierre Semblat, le célèbre picardophile, est venue à la librairie Le Dormeur du val pour dédicacer son dernier ouvrage, Dictionnaire des noms de lieux de l’Aisne, aux éditions Archives et culture. Rien à voire avec une somme ennuyeuse, le livre du picardisant retrace l’histoire des noms des 816 communes du département en 160 pages. On lui a dit de faire tiot. Après un an et demi de travail, le résultat est très intéressant. Les noms des communes de l’Aisne marquent une séparation nette des influences. Au nord, l’influence germanique domine ; au sud, les noms latins sont majoritaires.
La géographie n’est pas en reste. « Nous sommes dans l’Aisne, mais nous avons beaucoup de noms avec Oise, Sambre ou Marne », explique-t-il. Les noms de pays avec « en » sont 37. La toponymie avec en début de mot, la lettre « c » arrive en tête avec 120 mots ; l’influence picarde du « c » et du « ch ». Parmi, les noms les plus anciens, on trouve Soissons et Vermand, des époques, romaines gallo-romaines ou gauloises.

This entry was posted in Articles et textes. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>