24 oct 2008

Balade contée cantée Etreillers 22.12.2005

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Pourquoi ? Porquo ??? C’est vrai, l’histoire d’Etreillers est pauvre, non pas pauvre en elle-même, mais pauvre en traces et elle a tendance à s’effilocher (és déferlinguer comme on dit), avec la disparition des unes et des autres, celles et ceux qui étaient la mémoire, certes du XX° siècle, mais aussi du XIX, parce que leurs parents, grands-parents et parfois même tayons, plus rarement ratayons n’avaient eu de cesse de leur transmettre en leur répétant à satiété, jusque dans les moindres détails, la vie quotidienne, les fêtes, les malheurs et les misères, les cérémonies et autres de leur temps à eux. Il en va de même pour le patois que j’appellerais plus noblement picard et qu’un certain nombre de ces anciens pratiquaient avec maestria. Etreillers était même (et je crois est encore) parmi les villages environnants celui qui a gardé le plus ou le mieux cette pratique. Sans vouloir nous jeter des fleurs, Tertous Gadrus, à sa place et à son époque, n’y est pas tout à fait étranger et a su reprendre le flambeau. Depuis bientôt trente ans, nous nous efforçons de faire vivre ces patrimoines. Depuis quelques années, avec l’aide des uns et des autres le lieu église a été approché : impression de cartes postales de l’église d’Etreillers avec texte de la chanson, balade musicale contée l’an dernier dans la basilique de Saint-Quentin (un CDronm est en cours), les deux dernières années dans l’église de Bohain à propos des journées Saint-Nicolas avec le père curé Dufour, la chorale, la municipalité, des écoles… des artistes… et cette année donc dans l’église Saint-Cyr et Sainte Julitte d’Etreillers. Il s’agira ici, la plupart du temps en Picard d’évoquer – l’édifice lui-même, l’ancienne église et celle qui a été reconstruite après 1918. – De rappeler une partie du légendaire qui s’y rattache – De souligner l’œuvre d’un artiste célèbre Gabriel Girodon, mais aussi de l’artisanat local – D’effeuiller enfin et surtout, puisque nous nous en approchons à grands pas, la Noël (Neuél obin core Neué conme en disot : par ezimpe dins l’éspréchion Tél avint, té Neué, télle énée !) ) au travers de contes, chansons et airs de Noël ou encore de l’Epiphanie, sans oublier quelques dictons… On ne remerciera jamais assez Robert Lamouret et François Péry (François Péry de l’atelier de l’Orphéon) et Tertous Gadrus qui a mis ein-ne poégnie éd iards dins l’affare (soét quites 42 000 sus quinte en sait équ 100 sus ch’étot 5 fraincs, mains quinte en ainme, en n’compte pos !) dans l’opération et pour fêter la Noël et pour nous permettre de nous retrouver pour entendre et faire vivre notre culture et notre langue dans un lieu qui a vu nombre d’entre nous se retrouver autour de fêtes religieuses et familiales. Enfin merci au père curé de nous accueillir chez lui, ou plutôt chez son Grand Patron… encore que son chez lui, avec l’ensemble des villages qui lui sont rattachés aura bientôt l’air d’un mini évêché ! Place donc aux évocations, à la parole et aux musiques…

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